Avant toute chose, comme déjà indiqué, il est conseillé et important de bien réfléchir avant l’acquisition d’un animal.
Si vous êtes plusieurs, toute la famille doit s’impliquer, même la famille élargie qui peut potentiellement être amenée à le côtoyer, voire à s’en occuper.
Ce ne devrait pas être une acquisition impulsive, qui vous mettrait vous et l’animal en difficulté si vous ne pouviez pas assurer ses besoins dans de bonnes conditions pour toute sa vie.
Les acquisitions coup de cœur sont rarement une bonne chose, sauf si vous êtes suffisamment responsable pour accepter toutes les contraintes et obligations ultérieures et assumer votre rôle correctement.

1. S’informer sur l’espèce choisie
Si vous ne la connaissez pas, la première chose à faire est de vous informer sur l’espèce choisie :
- espérance de vie (de 1 an à 100 ans, selon l’espèce)
- besoins physiologiques et psychologiques
- aménagement et environnement nécessaire
- rythme de vie (nocturne, diurne)
- alimentation
- risques médicaux et besoins vétérinaires
- coût (acquisition, alimentation, santé, prévention, soin…)
- temps de sortie, à l’extérieur, mais aussi en intérieur, en fonction de l’espèce, l’organisation associée
- la cohabitation possible ou non avec les animaux que vous avez déjà et les éventuels aménagement liés à une incompatibilité
- toutes les informations qui peuvent vous être utiles
- et tout ce qui vous questionne
2. Réfléchir au projet en famille
Puis, posez-vous les questions qui vous permettront

- de prendre conscience des contraintes de cet accueil et de vous assurer d’être en capacité
- de les assumer
- de l’accueillir dans le respect de ses besoins pour toute sa vie et de vous adapter à lui
- de confirmer
- qu’il correspond à votre mode de vie et aux projets que vous avez avec lui
- et que vous accepterez de vous adapter ou d’y renoncer si, finalement, ces projets ne sont pas possibles pour lui
- que toutes les personnes concernées sont d’accord et capables de s’investir dans ce projet
- d’être prudent si quelqu’un souffre d’allergie. Un test préalable pour l’espèce concernée et/ou pour le foin, si besoin, est fortement conseillé. Toutefois des traitements existent pour les allergies légères à modérées.
- d’anticiper sa prise en charge en cas de problème (maladie, hospitalisation…)
Pensez également à vérifier si un vétérinaire compétent pour l’espèce, exerce à proximité de chez vous, également s’il y a, au moins une clinique vétérinaire d’urgence 24h/24 en capacité de le prendre en charge en cas de problème.
3. S’informer sur les différents modes d’acquisition et la réglementation associée
afin de déterminer vers qui vous tourner pour l’acquérir, en fonction de vos valeurs et de votre projet.
- Animalerie
- Éleveur
- Particulier
- Refuge ou association
Il est également, important de vous informer sur la réglementation et les démarches associées au type d’acquisition que vous avez choisi (achat, adoption…), afin d’éviter, entre autres, les arnaques, les déconvenues et ne pas vous mettre en difficulté ou hors la loi.
Note
Chacun est libre de faire son choix, mais bien évidement, nous préconisons l’adoption en refuge ou association.
Éventuellement auprès de particuliers responsables, qui respectent la législation (sauveteurs…) et qui n’ont pas de pratiques contraires à la protection animale.
N’hésitez pas
à prendre des notes,
à faire une liste
pour-contre
avantages-inconvénients
contraintes-solutions
à visualiser des mises en situation.
4. Recherche de l’animal fait pour vous
- vous avez déterminé son espèce, voire sa race, la tranche d’âge la plus adaptée
- vous avez réfléchi aux conditions de vie que vous lui apporterez
- vous savez où vous procurer le matériel et comment l’installer
- vous avez prévu une organisation dès son arrivée pour l’inclure dans votre vie familiale et répondre à ses besoins, en douceur et à son rythme
- vous avez également anticipé l’organisation de sa prise en charge si vous ne pouvez pas l’emmener en voyage ou si vous avez un problème qui vous empêche de vous en occuper
- vous avez repéré les vétérinaires compétents pour l’espèce concernée autour de vous, ainsi que les urgences
- vous avez prévu un budget pour lui, tant pour l’acquisition que pour ses besoins quotidiens, les soins et les imprévus
- vous avez réuni et noté les informations nécessaires aux démarches, vous avez en tête les points à vérifier.
A ce stade, vous avez toutes les cartes en main pour chercher l’animal qui viendra rejoindre votre famille pour toute sa vie.
Vous pouvez donc commencer à chercher les différentes options autour de chez vous
- auprès des vétérinaires de votre ville, ils connaissent sûrement des associations et/ou des éleveurs sérieux parmi leur clientèle (en fonction de votre choix)
- en en parlant autour de vous (amis, famille) certains ont peut-être des coordonnées et/ou des expériences positives ou négatives à partager. Nous conseillons toutefois, d’éviter les suggestions qui ne respectent pas la démarche ci-dessus, du style « tu vas sur le bon….n, il y en a plein des chatons, tu n’as qu’à te servir »
- en recherchant des coordonnées sur internet, en local. Pensez à approfondir les informations susceptibles de valider ou non le sérieux du cédant.
5. Une fois l’animal trouvé, vérifiez et validez tous les critères
En fonction de la situation, des possibilités et du mode d’acquisition
- s’informer sur ses besoins personnels, son caractère, ses particularités, sa santé… et s’assurer que ces informations ne sont incompatibles avec vos possibilités et souhaits
- rencontrer l’animal, lorsque cela est possible ou accepter de le prendre comme il est si ce n’est pas possible
- vérifier les documents légaux, bien lire les contrats ou actes et /ou conditions de vente s’il y en a
- finaliser la procédure
Si le moindre détail vous gène, vous interpelle, vous semble anormal, tant au niveau de l’organisme, des documents, de la démarche, des informations données, que de l’animal en lui-même (état de santé, comportement…), prenez un temps supplémentaire pour analyser le problème, trouvez des solutions, voire renoncer, si vous pensez que finalement l’animal en question n’est pas adapté pour la vie que vous pouvez lui offrir et/ou s’il y a un problème (maltraitance, trafic, irrégularité…). Dans ce dernier cas, n’hésitez pas à alerter.
Note
Si vous avez repéré en amont un animal, il est tout de même important de réfléchir à tous ces points et de vous assurer que son accueil est compatible avec votre vie et votre famille, même et surtout, si vous avez eu un coup de cœur pour lui.
6. Préparer son arrivée
Ça y est vous l’avez trouvé, tous les points sont validés, tout va bien, c’est la dernière ligne droite avant son arrivée.
Il ne vous reste plus qu’à préparer sa venue :
- vous procurer le matériel et les accessoires nécessaires, sans oublier de prévoir des conditions de transport sécurisées, en fonction de son espèce
- acheter son alimentation
- tout installer
- prévoir du temps pour lui (congés, télétravail…)
7. L’intégrer à la famille
Une fois arrivé, c’est là que commence la grande aventure.
Un point essentiel est de lui laisser le temps de prendre ces repères, de faire connaissance avec son nouvel environnement, avec les différents humains et autres animaux qui graviteront autour de lui. Contrairement aux idées reçues, il est déconseillé de le sur-stimuler pour le « socialiser et lui faire vite découvrir le monde avant qu’il ne soit trop grand ». Cela ne lui apportera que du stress et risque au contraire de le traumatiser et de provoquer des troubles du comportement voire une anxiété chronique. Prendre son temps et aller à son rythme est plus adapté et plus respectueux.
Quand tout va bien, la relation va s’établir avec chaque membre de la famille et une phase d’éducation et d’apprentissage va être nécessaire. À adapter en fonction de l’espèce et de l’animal, bien évidemment.
Petit à petit, la vie quotidienne va s’organiser autour et avec lui. Une phase d’observation précise est nécessaire, pour adapter le rythme, l’aménagement de son habitat, éventuellement l’alimentation.
Note
Attention, tout changement d’alimentation doit être progressif. Pensez à vous renseigner sur ce qu’il mange et à acheter les mêmes aliments pour faire une transition si vous souhaitez changer par la suite.
8. S’organiser et s’adapter tout au long de sa vie
Même si une sorte de routine positive est bienvenue, il sera indispensable tout au long des étapes de sa vie (jeunesse, âge adulte, vieillesse, maladies, accidents…)
- d’observer
- son comportement,
- les interactions qu’il aura avec son environnement, les humains et les autres animaux
- ses difficultés éventuelles
- et d’adapter
- le matériel
- l’aménagement
- le rythme de vie
afin de permettre un quotidien agréable pour tous.