Le cirque

Un cirque vient de s’installer dans votre ville et vous êtes ravi d’y emmener vos enfants.
Clowns, acrobates, jongleurs et compagnie vont vous offrir un joyeux spectacle.
Jusque-là pas de problème, mais qu’en est-il lorsque les animaux entrent en scène ?

Vos enfants seront sûrement émerveillés devant leurs démonstrations, cependant avez-vous une idée de ce qu’ils vivent et endurent TOUTE LEUR VIE pour vous présenter ce moment soi-disant merveilleux ?

Il nous parait important d’assister à ce type de spectacles en toute connaissance de cause, c’est pourquoi

EES-pa vous informe

Les spectacles de cirque sont ancrés depuis des générations dans la culture française.

Longtemps considérés comme un moment convivial, une occasion de passer de bons moments en famille, ils sont maintenant pointés du doigt par de nombreuses associations de protection animale lorsqu’ils utilisent des animaux.

Ce qui a été considéré durant de nombreuses décennies comme normal (dressages, cages, coups…), n’est désormais plus acceptable.

L’évolution des connaissances sur les animaux a permis de démontrer leur intelligence, mais également leur capacité à souffrir, tant moralement, psychologiquement, que physiquement.

Nous pouvons dire à présent que ce type de spectacles, comme d’autres exploitations utilisant des animaux, fait partie des nombreuses pratiques maltraitantes, permettant aux organisateurs de s’enrichir sur leur souffrance et au détriment de leur bien-être.

Leurs conditions de vie

Même si les circassiens prétendent choyer leurs animaux et ne pas les maltraités, les conditions dans lesquelles ils les font vivre sont déjà à elles seules, une source de maltraitance et de souffrance. Elles ne respectent ni leurs besoins de base et ni l’expression de leurs instincts naturels.

En dehors des spectacles, les félins sont enfermés dans des cages-camions, sans espace ni occupation. Les équidés, chameaux, éléphants… sont attachés avec de courtes chaînes ou cordes et/ou parqués dans de petits enclos, dans des endroits plus ou moins adaptés (parking, terrain vague…), dans lesquels ils ont à peine la place de bouger, souvent sans abris pour se protéger du froid et de la chaleur.

Parfois, sans eau, ni nourriture à disposition.

Tous subissent quasiment toute l’année, de longues heures de transport, enfermés.
Ils sont maintenus confinés en permanence, dans une ambiance de stress et de peur.

A force, il n’est pas rare qu’ils développent des troubles du comportement, comme des stéréotypies, ainsi que des maladies liées aux stress et à de mauvaises conditions de captivités…

Plus d’infos :

L’entraînement

Les « entraînements » ou domptages sont majoritairement basés sur des techniques de contraintes, cruelles et douloureuses entraînant stress, peur et souffrance. Certains sont battus même en dehors des séances, souffrent de blessures, de séquelles douloureuses… Il est rare de voir un apprentissage respectant l’animal et basé sur l’éducation positive.

Les spectacles

À chaque représentation, ils sont obligés de « travailler », la plupart du temps, tout comme pour les entraînements, sous la contrainte. Ils subissent les bruits du public, de la musique, les lumières, l’agitation qui leur provoquent beaucoup de stress. De plus, ils doivent prendre des positions contre-nature, parfois incompatibles avec leurs capacités physiques et leur instinct naturel (éléphant en équilibre, lion sautant dans un cerceau…), ce qui entraîne douleurs et problèmes articulaires. Ils doivent tout de même, malgré l’âge, les blessures, l’arthrose, la fatigue, la chaleur… obéir, continuer sans relâche. Encore et encore…

A une époque pas si lointaine,

des humains souffrant de malformations, de maladies ou d’origines ethniques différentes, étaient maintenus dans les mêmes conditions, maltraités et exhibés comme phénomènes de foire pour divertir le public et enrichir l’organisateur. A notre époque cela parait impensable, pourtant ces animaux vivent la même chose alors qu’il a été prouvé qu’ils souffrent tout autant.

L’évolution de la législation

La loi n° 2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale interdit la présence d’animaux sauvages, à partir de fin 2028 dans les spectacles itinérants et reconnaître que ce type de vie est incompatible avec le bien-être de ces animaux.

En attendant, ils continuent de vivre un enfer pour vous satisfaire.

Certains cirques ont déjà confiés leurs animaux à des sanctuaires pour respecter la loi, voire bien avant, après une prise de conscience, mais d’autres continuent de plus belle, défiant les associations de protection animale et les réglementations. Ces derniers continuent ces spectacles, en ne respectant pas leurs besoins de base, voire en les frappant, en les faisant reproduire alors que c’est interdit.

De plus, cette même loi, censée protéger ces animaux, permet à ces cirques de se sédentariser et de continuer leurs spectacles. L’Etat actuel, va même jusqu’à les financer. Ce qui va totalement à l’encontre du bien-être animal.
Comment l’Etat prévoit d’arroser d’argent public les cirques se sédentarisant et de les laisser martyriser les animaux sauvages – One Voice

En outre, seuls les animaux sauvages sont concernés, ce qui veut dire que les autres, considérés comme domestiques (chevaux, chiens, lamas, chameaux…) continueront à subir cette vie cruelle.

Alternatives

Il existe pourtant beaucoup d’autres possibilités pour se divertir sans les faire souffrir, comme les cirques sans animaux et des propositions alternatives, comme des hologrammes et des animaux robotisés se développent.

La question à se poser est donc
Souhaitez-vous vraiment être complice de cette maltraitance et transmettre ces valeurs à vos enfants ?

Pour plus d’infos
Les grandes associations de protection animale militant contre la présence d’animaux dans les cirques :

A méditer …

Pour agir contre cette situation, vous pouvez :

  • refuser d’assister à ces spectacles
  • sensibiliser et informer votre entourage (enfants, familles, amis, voisins, collègues…)
  • diffuser cet article et le flyer associé
  • tenter de mobiliser les habitants et la municipalité pour limiter l’installation de ce type de cirques, par des pétitions et rendez-vous auprès des élus concernés. Cependant, il est très difficile, même pour les municipalités qui refusent leur présence, de légalement les empêcher de s’installer, d’autant quand ils le font sans autorisation
  • si l’argument de la protection animale ne fonctionne pas, il est possible de mettre en avant les nuisances créées

Car effectivement l’installation des cirques a des conséquences sur l’environnement.
Outre la maltraitance de ces animaux, l’installation de ces cirques, est souvent critiquée, car elle provoque de nombreuses nuisances pour les riverain et les usagers.

Ils sont souvent installés en centre-ville, sur des parkings et/ou à proximité des habitations. Les camions, le chapiteau prennent beaucoup de place, supprimant des emplacements pour se garer, parfois entraînant des modifications de circulation, des embouteillages. Le poids du matériel et le piétinement peut abîmer le sol.

La sécurité des piétons peut être compromise par le passage de câble au sol, de barrières plus ou moins bien fixées.

Le flux de spectateurs amplifie ces problèmes.

Tous ces éléments peuvent avoir des conséquences négatives sur la fréquentation des commerces à proximité, rendus inaccessibles et leur faire perdre une partie de leur chiffre d’affaire, voire sur l’utilisation de l’espace occupé pour d’autres événements.

L’utilisation de groupes électrogènes bruyants, la musique et les lancements au micro, les voitures publicitaires avec musique et annonces régulières plusieurs fois par jour… peuvent être très gênants et constituer des nuisances sonores.

De même, avec l’utilisation éventuelle de panneaux lumineux.

La présence des animaux entraîne des odeurs et favorise la présence de nuisibles (rats, insectes…).

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