Les questions à se poser avant de se décider

Il y a différentes raisons de vouloir acquérir un animal. Cela peut être pour avoir un compagnon de vie, de sport, un confident, pour combler un vide affectif ou la perte d’un précédent animal, pour faire une bonne action par un sauvetage, apporter un compagnon à un animal que vous avez déjà…

Quelle qu’en soit la raison, ce doit être un acte réfléchi avec toutes les personnes concernées.
Dans la majorité des cas, c’est une aventure formidable, jalonnée de moments merveilleux, cependant il n’y a pas que ces moments-là, il y a aussi des contraintes, de la fatigue, des bêtises, des complications, parfois des désillusions, c’est pourquoi, il est important de bien s’y préparer pour être sûr de pouvoir assumer et que le projet de vie imaginé avec lui correspond bien à ses besoins et ses capacités.

Pour vous y aider, voici quelques questions à se poser.
 (en fonction de l’espèce)

ÊTES-VOUS SÛR…

  • de connaître
    • les besoins physiologiques et psychologiques de son espèce
    • ses besoins individuels et particuliers
    • son espérance de vie
  • d’avoir vérifié que votre projet de vie avec lui est adapté à ces critères
  • d’accepter
  • d’avoir
    • le temps
    • la patience
    • l’envie
    • la possibilité :
      • de lui installer un espace suffisant à son bien-être
      • de nettoyer encore et encore et encore …et encore…
        • tous les jours (voire plusieurs fois par jours) :
          • les gamelles
          • les litières
          • les biberons
          • le sol
        • toutes les semaines (voire plus)
          • la cage
          • les tapis
          • les coussins, couvertures…
          • les panières/paniers
    • d’assurer les soins de base (toilettage, coupe des griffes…) même et surtout s’il n’est pas d’accord
    • de le laver aussi souvent que nécessaire, parfois tous les jours en fonction des circonstances
    • de ramasser les poils, les plumes qui volent partout
    • de nettoyer et ranger ses « bêtises », racheter, réparer ce qu’il a détruit ou souillé
    • d’attendre son bon vouloir pour avoir des câlins et/ou des marques d’affection
    • de peut-être ne jamais en avoir
    • ou au contraire supporter les assauts énergiques d’amour inconditionnel, même quand vous êtes fatigué ou en tenu de soirée
    • de lui laisser le temps qui lui sera nécessaire pour se détendre, pendre confiance, apprendre ce que vous attendez de lui et créer avec lui une relation agréable
    • de peut-être jamais y arriver ou seulement après de nombreuses années
    • de lui permettre des sorties quotidiennes parfois à des heures contraignantes
    • de renoncer ou modifier vos projets s’ils ne sont pas adaptés pour lui ou organiser sa prise en charge temporaire dans les meilleures conditions
    • de sécuriser son environnement parfois au détriment de l’esthétisme et de la déco
    • de mettre en place un apprentissage parfois long pour lui permettre de sortir et de rentrer seul dans sa cage sans stress (pour lui et pour vous) ou de se balader à l’extérieur sereinement
    • de vous remettre en question et d’analyser vos pratiques, afin de vous adapter à ses besoins
    • d’être obligé de tout recommencer en cas de situations le faisant régresser
    • de vous adapter à lui et d’adapter votre mode de vie à ses besoins et non le contraire, même pendant les fêtes, les vacances…
    • d’apprendre à communiquer avec lui et l’éduquer de façon adaptée
    • de supporter les cris, chants, aboiements…. même pendant que vous regardez la télé
    • de vous organiser s’il ne s’entend pas avec les autres animaux ou les personnes de la famille
    • de prendre les mesures de sécurité nécessaires pour tout le monde (animaux, enfants…)
    • de prendre un ou des congénères si nécessaire, respecter les conditions de cohabitation tout en prenant le risque qu’ils ne s’entendent pas, prévoir une solution dans ce cas
    • de l’emmener chez le vétérinaire chaque fois que nécessaire
    • de le faire vacciner une fois par an (30 à 75€), identifier, stériliser (150 à 250€), pour les espèces le nécessitant
    • de le considérer comme un membre de la famille qu’on emmène en vacances ou qu’on confit à quelqu’un de confiance, qui déménage avec elle et non comme un encombrant qu’on jette aux premières difficultés
    • de ne pas le laisser seul de longues heures interminables pour les espèces ne le supportant pas, en particulier pour les chiens
    • d’avoir le budget pour une alimentation de qualité, parfois médicalisée, pour les soins de prévention et médicaux, ainsi que pour les imprévus (maladie, accident)
    • d’avoir un moyen de transport adapté et rapide en cas d’urgence
    • d’avoir repéré les vétérinaires compétents pour l’espèce et d’y aller, en cas de besoin, même si c’est loin
    • de prévoir une solution s’il vous arrive malheur ou que vous n’êtes plus en capacité de vous en occuper
    • d’être sûr de pouvoir l’inclure dans vos changements de vie

Pendant toute SA vie.
Et cela quand tout va bien.

S’IL EST OU DEVIENT TRAUMATISÉ, MALADE, ÂGÉ, HANDICAPÉ, EN COURS D’APPRENTISSAGE,
QU’IL A DES TROUBLES DU COMPORTEMENT:

ÊTES-VOUS PRÊT

  • à nettoyer pipi, caca, sang, diarrhée, vomi…autant de fois que nécessaire
  • à vous lever la nuit pour vous en occuper
  • à prendre conseils auprès de professionnels, voire l’emmener à des consultations spécialisées et/ou des cours d’éducation
  • à pratiquer des soins spécifiques, de rééducation, de confort
  • à administrer des traitements quotidiens parfois coûteux
  • à aménager et faire évoluer son lieu de vie selon ses besoins spécifiques
  • à l’emmener aussi souvent que nécessaire chez le vétérinaire (parfois tous les jours)
  • à chercher toutes les possibilités pour améliorer son confort
  • à supporter l’émotion liée à la dégradation de son état et d’accepter de vous y adapter
  • à supporter la tristesse de votre enfant devant la perte de son copain de toujours et de pouvoir le soutenir
  • à ne pas utiliser l’euthanasie comme solution de facilité
  • mais à pouvoir prendre la décision d’abréger ses souffrances le moment venu si besoin
  • à supporter sa mort et son absence quand il partira
  • • …

La comparaison avec la naissance d’un enfant, peut choquer certains,
mais prendre la responsabilité d’acquérir un animal, c’est à dire un être vivant ressentant des émotions, devrait avoir les mêmes conséquences d’engagement.

En effet, la plupart de ces actions vous les avez faites (le faites ou le ferez) pour votre enfant.
SI, SI, je vous assure
Lorsqu’il était bébé vous vous êtes levé plusieurs fois par nuit
pour le nourrir, lui changer sa couche, le consoler, le calmer, le rassurer.
Pleins de biberons, de lessives.
Les régurgitations à nettoyer, les précautions pour la digestion.
Jour et nuit, des pleurs, des cris.
Les dents qui poussent, les coliques…
Du lait et des couches à acheter, encore et encore…
Puis il a grandit.
Sont arrivés les bêtises, les objets cassés, la purée par terre…
Puis il a commencer à aller au WC, à y jeter la télécommande, à dérouler le papier…
A dire NON à tout, pour tout.
A s’opposer, à faire des colères.
A chacune de ses acquisitions, de ses expériences,
vous vous êtes adapté, vous avez changé l’aménagement de son espace.
Vous avez grandi avec lui, vous avez appris à le connaître, vous l’avez respecté.
Vous l’avez éduqué, accompagné et soigné.
Vous avez sûrement fait des erreurs,
mais vous avez été attentif à ses besoins.
Vous avez vécu des moments formidables de tendresse et d’émotions.
Ce fut fatiguant parfois épuisant.
Vous avez eu des moments de doutes et de lassitude, de ras le bol.
Il a fait pipi par terre et cassé votre vase préféré, souvenir de mamie…
Et pourtant à aucun moment vous n’avez envisagé de l’abandonner sur le bord d’une route,
devant le cabinet du médecin,
de le laisser mourir dans d’atroces souffrances, en foret, attaché à un arbre,
de le confier à une association pour le faire adopter.
A aucun moment vous n’avez envisagé de vous en débarrasser.
Même quand le petit frère est arrivé.
Parce qu’il est votre enfant, que vous l’aimez et qu’il vous aime,
et que vous avez pris la responsabilité de le mettre au monde ou de l’adopter.
Parce qu’il fait partie de votre famille, pour toujours,
quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise.

Tout comme pour votre enfant
c’est VOUS qui DÉCIDEZ d’accueillir un animal
VOUS qui CHOISISSEZ de l’intégrer à votre famille
VOUS qui en prenez la RESPONSABILITÉ.
Lui, ne choisit ni de venir au monde, ni de venir chez vous.
Il éprouve des émotions, de la souffrance physique et psychologique, la peur, l’angoisse
la joie, la sérénité, tout comme votre enfant.

Mais à la différence de votre enfant qui va devenir un adulte et qui va partir vivre sa propre vie,
lui sera dépendant de vous.
1 an, 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans…
parfois plus selon son espérance de vie.
Tout ce temps,
il va vous aimer, vous serez tout pour lui.
Il aura besoin de vous toute sa vie.
Il va vieillir et avoir besoin de plus d’attention, plus de soins, parfois coûteux.

Si vous avez conscience de TOUT cela et que vous l’acceptez,
même les soirs ou vous rentrez fatigué
que des amis vous ont invité
lancez-vous.

Sinon acheter une peluche ou une statuette, vous éviterez de faire un malheureux.
Ne cédez pas à votre enfant qui vous demande un animal si vous n’êtes pas vous-même en capacité d’accepter et d’assumer tout cela. C’est vous l’adulte, qui devez en être responsable et assurer son bien-être et la sécurité des deux.
Chaque changement de « maison », de famille, lui demande de s’habituer, de faire connaissance, de s’adapter
Il va vous aimer, vous êtes tout pour lui et si vous le ramenez, l’abandonnez
vous le traumatisez, il va vous chercher, vous attendre, espérer.
S’il a de la chance, une famille aimante et responsable l’adoptera, mais il peut aussi finir sa vie en refuge derrière les barreaux.
Pendant que vous vous l’aurez oublié, lui ne vous oubliera pas.

Un animal n’est pas un objet mais un être intelligent et sensible, il éprouve des émotions
quand il vous aime c’est pour la vie
et jamais il ne vous trahit.

Ne le trahissez pas.
En cas de problème comportemental, financier, de santé… des solutions existent.
N’hésitez pas à parcourir ce site et/ou nous contacter.

A lire…

Sentience
Wikipédia


Voir aussi

Acheter ou adopter, quelles différences ?

L’adoption d’un animal auprès d’une association n’est pas gratuite. Des frais d’adoption sont demandés et peuvent être, pour certaines espèces, bien supérieurs aux tarifs de vente. Ils peuvent interpeler et on est en droit de se poser la question sur la différence entre ces deux modes d’acquisition.

En fait, la principale différence entre adopter et acheter un animal réside dans la provenance de l’animal et dans la démarche et les conséquences qui en découlent.

Adopter un animal

  • L’adoption se fait généralement dans un refuge ou une association de protection animale. Il s’agit d’animaux abandonnés, trouvés, saisis par la justice ou dont les anciens propriétaires ne pouvaient plus s’occuper.
  • C’est un acte responsable qui participe à la protection animale. En adoptant, vous offrez une seconde chance à un animal qui en a besoin, vous luttez contre la surpopulation des refuges et vous ne soutenez pas les élevages intensifs ou les trafics d’animaux.
  • Les frais d’adoption servent à couvrir une partie des frais déjà engagés pour l’animal : identification (puce ou tatouage), vaccins, stérilisation/castration, les soins vétérinaires… Ils servent également au fonctionnement de l’association ou du refuge, au sauvetage et à la prise en charge des autres animaux. Ils ne servent en aucun cas, au profit personnel des dirigeants et des bénévoles.
Acheter un animal

  • L’achat se fait chez un éleveur professionnel, en animalerie ou, de manière moins recommandée, via des annonces en ligne et/ou auprès de particuliers.
  • L’achat est un acte commercial. Vous payez pour obtenir un animal, qui a été élevé dans un but lucratif. Les parents reproducteurs sont contrains de s’accoupler toute leur vie ou tout au moins une bonne partie, pour produire des petits à vendre. L’objectif du vendeur est de faire du profit pour son propre compte.
  • Le prix peut être très élevé, pour un animal de race avec un pedigree. Et au contraire, il peut être bien inférieur au frais d’adoption pour certaines espèces comme les lapins et les rongeurs et/ou les animaux issus d’élevages illégaux. Cependant, le prix inclus rarement des frais vétérinaires de base qui sont inexistants (vaccins, identification, stérilisation).

En résumé,

adopter est un choix responsable, qui consiste à donner un foyer à un animal sans abri, ayant un vécu plus ou moins difficile,
tandis qu’acheter est une démarche commerciale tout comme acheter une baguette de pain ou un vêtement .
Cela participe à alimenter l’image de l’animal-objet et à ce commerce souvent maltraitant, voire contribue aux trafics.
Le choix dépend de vos motivations, de votre budget et de votre volonté de soutenir la cause animale.

Dans tous les cas, accueillir un animal au sein de son foyer, doit être un acte mûrement réfléchi.


Voir aussi

Les différentes étapes conseillées

Avant toute chose, comme déjà indiqué, il est conseillé et important de bien réfléchir avant l’acquisition d’un animal.

Si vous êtes plusieurs, toute la famille doit s’impliquer, même la famille élargie qui peut potentiellement être amenée à le côtoyer, voire à s’en occuper.

Ce ne devrait pas être une acquisition impulsive, qui vous mettrait vous et l’animal en difficulté si vous ne pouviez pas assurer ses besoins dans de bonnes conditions pour toute sa vie.

Les acquisitions coup de cœur sont rarement une bonne chose, sauf si vous êtes suffisamment responsable pour accepter toutes les contraintes et obligations ultérieures et assumer votre rôle correctement.

1. S’informer sur l’espèce choisie

Si vous ne la connaissez pas, la première chose à faire est de vous informer sur l’espèce choisie :

  • espérance de vie (de 1 an à 100 ans, selon l’espèce)
  • besoins physiologiques et psychologiques
  • aménagement et environnement nécessaire
  • rythme de vie (nocturne, diurne)
  • alimentation
  • risques médicaux et besoins vétérinaires
  • coût (acquisition, alimentation, santé, prévention, soin…)
  • temps de sortie, à l’extérieur, mais aussi en intérieur, en fonction de l’espèce, l’organisation associée
  • la cohabitation possible ou non avec les animaux que vous avez déjà et les éventuels aménagement liés à une incompatibilité
  • toutes les informations qui peuvent vous être utiles
  • et tout ce qui vous questionne
2. Réfléchir au projet en famille

Puis, posez-vous les questions qui vous permettront

  • de prendre conscience des contraintes de cet accueil et de vous assurer d’être en capacité
    • de les assumer
    • de l’accueillir dans le respect de ses besoins pour toute sa vie et de vous adapter à lui
  • de confirmer
    • qu’il correspond à votre mode de vie et aux projets que vous avez avec lui
    • et que vous accepterez de vous adapter ou d’y renoncer si, finalement, ces projets ne sont pas possibles pour lui
    • que toutes les personnes concernées sont d’accord et capables de s’investir dans ce projet
  • d’être prudent si quelqu’un souffre d’allergie. Un test préalable pour l’espèce concernée et/ou pour le foin, si besoin, est fortement conseillé. Toutefois des traitements existent pour les allergies légères à modérées.
  • d’anticiper sa prise en charge en cas de problème (maladie, hospitalisation…)

Pensez également à vérifier si un vétérinaire compétent pour l’espèce, exerce à proximité de chez vous, également s’il y a, au moins une clinique vétérinaire d’urgence 24h/24 en capacité de le prendre en charge en cas de problème.

3. S’informer sur les différents modes d’acquisition et la réglementation associée

afin de déterminer vers qui vous tourner pour l’acquérir, en fonction de vos valeurs et de votre projet.

  • Animalerie
  • Éleveur
  • Particulier
  • Refuge ou association

Il est également, important de vous informer sur la réglementation et les démarches associées au type d’acquisition que vous avez choisi (achat, adoption…), afin d’éviter, entre autres, les arnaques, les déconvenues et ne pas vous mettre en difficulté ou hors la loi.

Note
Chacun est libre de faire son choix, mais bien évidement, nous préconisons l’adoption en refuge ou association.
Éventuellement auprès de particuliers responsables, qui respectent la législation (sauveteurs…) et qui n’ont pas de pratiques contraires à la protection animale.

N’hésitez pas
à prendre des notes,
à faire une liste
pour-contre
avantages-inconvénients
contraintes-solutions

à visualiser des mises en situation.

4. Recherche de l’animal fait pour vous
  • vous avez déterminé son espèce, voire sa race, la tranche d’âge la plus adaptée
  • vous avez réfléchi aux conditions de vie que vous lui apporterez
  • vous savez où vous procurer le matériel et comment l’installer
  • vous avez prévu une organisation dès son arrivée pour l’inclure dans votre vie familiale et répondre à ses besoins, en douceur et à son rythme
  • vous avez également anticipé l’organisation de sa prise en charge si vous ne pouvez pas l’emmener en voyage ou si vous avez un problème qui vous empêche de vous en occuper
  • vous avez repéré les vétérinaires compétents pour l’espèce concernée autour de vous, ainsi que les urgences
  • vous avez prévu un budget pour lui, tant pour l’acquisition que pour ses besoins quotidiens, les soins et les imprévus
  • vous avez réuni et noté les informations nécessaires aux démarches, vous avez en tête les points à vérifier.

A ce stade, vous avez toutes les cartes en main pour chercher l’animal qui viendra rejoindre votre famille pour toute sa vie.

Vous pouvez donc commencer à chercher les différentes options autour de chez vous

  • auprès des vétérinaires de votre ville, ils connaissent sûrement des associations et/ou des éleveurs sérieux parmi leur clientèle (en fonction de votre choix)
  • en en parlant autour de vous (amis, famille) certains ont peut-être des coordonnées et/ou des expériences positives ou négatives à partager. Nous conseillons toutefois, d’éviter les suggestions qui ne respectent pas la démarche ci-dessus, du style « tu vas sur le bon….n, il y en a plein des chatons, tu n’as qu’à te servir »
  • en recherchant des coordonnées sur internet, en local. Pensez à approfondir les informations susceptibles de valider ou non le sérieux du cédant.
5. Une fois l’animal trouvé, vérifiez et validez tous les critères

En fonction de la situation, des possibilités et du mode d’acquisition

  • s’informer sur ses besoins personnels, son caractère, ses particularités, sa santé… et s’assurer que ces informations ne sont incompatibles avec vos possibilités et souhaits
  • rencontrer l’animal, lorsque cela est possible ou accepter de le prendre comme il est si ce n’est pas possible
  • vérifier les documents légaux, bien lire les contrats ou actes et /ou conditions de vente s’il y en a
  • finaliser la procédure

Si le moindre détail vous gène, vous interpelle, vous semble anormal, tant au niveau de l’organisme, des documents, de la démarche, des informations données, que de l’animal en lui-même (état de santé, comportement…), prenez un temps supplémentaire pour analyser le problème, trouvez des solutions, voire renoncer, si vous pensez que finalement l’animal en question n’est pas adapté pour la vie que vous pouvez lui offrir et/ou s’il y a un problème (maltraitance, trafic, irrégularité…). Dans ce dernier cas, n’hésitez pas à alerter.

Note
Si vous avez repéré en amont un animal, il est tout de même important de réfléchir à tous ces points et de vous assurer que son accueil est compatible avec votre vie et votre famille, même et surtout, si vous avez eu un coup de cœur pour lui.

6. Préparer son arrivée

Ça y est vous l’avez trouvé, tous les points sont validés, tout va bien, c’est la dernière ligne droite avant son arrivée.
Il ne vous reste plus qu’à préparer sa venue :

  • vous procurer le matériel et les accessoires nécessaires, sans oublier de prévoir des conditions de transport sécurisées, en fonction de son espèce
  • acheter son alimentation
  • tout installer
  • prévoir du temps pour lui (congés, télétravail…)
7. L’intégrer à la famille

Une fois arrivé, c’est là que commence la grande aventure.

Un point essentiel est de lui laisser le temps de prendre ces repères, de faire connaissance avec son nouvel environnement, avec les différents humains et autres animaux qui graviteront autour de lui. Contrairement aux idées reçues, il est déconseillé de le sur-stimuler pour le « socialiser et lui faire vite découvrir le monde avant qu’il ne soit trop grand ». Cela ne lui apportera que du stress et risque au contraire de le traumatiser et de provoquer des troubles du comportement voire une anxiété chronique. Prendre son temps et aller à son rythme est plus adapté et plus respectueux.

Quand tout va bien, la relation va s’établir avec chaque membre de la famille et une phase d’éducation et d’apprentissage va être nécessaire. À adapter en fonction de l’espèce et de l’animal, bien évidemment.

Petit à petit, la vie quotidienne va s’organiser autour et avec lui. Une phase d’observation précise est nécessaire, pour adapter le rythme, l’aménagement de son habitat, éventuellement l’alimentation.

Note
Attention, tout changement d’alimentation doit être progressif. Pensez à vous renseigner sur ce qu’il mange et à acheter les mêmes aliments pour faire une transition si vous souhaitez changer par la suite.

8. S’organiser et s’adapter tout au long de sa vie

Même si une sorte de routine positive est bienvenue, il sera indispensable tout au long des étapes de sa vie (jeunesse, âge adulte, vieillesse, maladies, accidents…)

  • d’observer
    • son comportement,
    • les interactions qu’il aura avec son environnement, les humains et les autres animaux
    • ses difficultés éventuelles
  • et d’adapter
    • le matériel
    • l’aménagement
    • le rythme de vie

afin de permettre un quotidien agréable pour tous.


Voir aussi

Cadeau ou pas cadeau

Des messages contradictoires circulent à propos du fait « d’offrir » un animal comme cadeau et/ou d’adopter à une période particulière, comme Noël.

Il n’est donc pas facile de s’y retrouver, en particulier quand ce message provient d’organismes de protection animale.

Contre

Certaines associations militent contre l’adoption pendant les fêtes de Noël et refusent si c’est un cadeau pour un anniversaire ou une autre occasion.

Pour

Tandis que d’autres font des portes ouvertes et incitent justement à adopter des animaux pour Noël.

Notre avis

Quelle que soit l’occasion, le moment, l’intention, l’adoption d’un animal doit toujours

  • être un acte réfléchi en famille, avec toutes les personnes concernées
  • respecter les étapes et la procédure que nous conseillons.

Dans ce contexte, l’adoption ou l’acquisition d’un animal peut être le dénouement merveilleux d’un processus responsable.

Par contre, offrir un animal comme cadeau à quelqu’un qui n’a pas étudié, réfléchi, analysé ce projet, voire qui n’en a même pas émis l’idée ou qui demande un animal sur un coup de tête c’est NON !!

Car si un animal peut-être un merveilleux cadeau,
il n’est JAMAIS un jouet, qu’on peut jeter quand on s’en lasse.


Voir aussi

Les différentes provenances

Vous avez passé toutes les étapes qui vous ont permis de vous assurer que l’animal que vous souhaitez acquérir est fait pour vous et votre famille et que vous êtes en capacité d’assurer ses besoins et son bien être durant toute sa vie.

Maintenant, vient le moment de le trouver, si ce n’est pas déjà fait.

Différentes possibilités existent en fonction de l’espèce choisie.

Voici nos conseils pour vous aider à choisir entre :

Selon la provenance, les conditions de vie, les procédures et les démarches sont différentes. Il est important de les connaître afin de décider en toute connaissance de cause.


Les animaleries

Les animaleries sont des magasins qui font le commerce des animaux.

Elles vendent, souvent :

  • des lapins
  • des rongeurs (rats, souris, chinchillas, hamsters…)
  • des oiseaux
  • des poissons

Certaines peuvent aussi, vendre :

  • des reptiles et les insectes pour les nourrir
  • voir des insectes d’agrément
  • des poules, pigeons
  • • …

Jusqu’il y a peu, des chiens et des chats pouvaient aussi y être vendus. Cette pratique est désormais interdite, depuis le 01 janvier 2024, afin d’éviter les achats irréfléchis. Cependant, certaines animaleries contournent la loi par des pratiques illégales ou immorales, avec des ventes de chiens et/ou de chats en arrière boutique et/ou en ligne avec clic and collect ou livraison.

Les animaux vendus, sont considérés comme des marchandises, sources de profit.

Ils sont souvent

  • mal sevrés (pour les mammifères), retirés trop tôt à leur mère.
  • fragiles physiquement et psychologiquement
  • non socialisés avec l’humain qu’ils peuvent considérer comme une menace
  • non sexés (attention si vous en prenez plusieurs)
    • les femelles peuvent attendre des petits sans que les vendeurs s’en aperçoivent.

Ils peuvent être malades.

Certains magasins les « stockent » dans des conditions maltraitantes en arrière boutique, voire en vitrine.

Même s’il existe des exceptions, ils proviennent généralement d’élevages intensifs dans lesquels les « parents-reproducteurs », vivent dans des conditions maltraitantes. Ils sont enfermés toutes leur vie dans de petits espaces, sans aucun confort, ni occupation, pour se reproduire à la chaîne. Leurs besoins de base ne sont pas assurés.

Certains élevages, proposent toutefois des conditions de vie plus acceptables. Cependant, leur objectif étant de produire en quantité suffisante pour alimenter les animaleries, les parents reproducteurs n’ont pas d’autres choix que d’enchaîner les portées au détriment d’une qualité de vie adaptée à leurs besoins et au prix d’un épuisement physique.

Même s’il y a de l’évolution et des progrès, l’alimentation, les cages, les accessoires vendus, les conseils des vendeurs sont souvent inutiles, inadaptés, voire dangereux. Ils ont comme consignes de vendre la marque du magasin, même si c’est préjudiciable à l’animal, la plupart ne sont pas formés. De plus, les prix sont souvent élevés.

Note
Comme dans beaucoup de domaines, le fonctionnement général du système masque des différences importantes selon les établissements.
Certaines animaleries veillent à offrir de bonnes conditions de vie aux animaux en attente de vente, disposent d’équipes formées et donnent des conseils adaptés aux futurs adoptants.
D’autres, malheureusement, n’accordent pas la même attention au bien-être animal.

Avantages

  • disponibilité immédiate
  • prix moins élevé qu’en élevage sérieux et souvent qu’en association

Inconvénients

  • disponibilité immédiate, risque d’achat compulsif et irréfléchi avec abandon à la clef
  • participe à la maltraitance animale et à l’image de l’animal-objet commercial
  • risque de portées non désirées
  • risque d’animal fragile, malade, stressé
  • risque d’animal agressif, peureux…
  • conseils et infos souvent inadaptés, basés sur le besoin de profit
  • peu, voire pas d’info sur l’animal et son vécu

Si vous constatez des animaux détenus dans de mauvaises conditions (absence de nourriture adaptée, d’eau propre, cage sale, animaux entassés, malades, blessés…) et/ou que des chiens et/ou des chats y sont toujours vendus, agissez !

Pour plus d’info.
Alerte maltraitance


les éleveurs (hors fournisseurs d’animalerie)

L’éleveur est un professionnel qui utilise des animaux reproducteurs pour « produire » des petits qui seront vendus plus ou moins chers en fonction de l’espèce, de la race et de ses aspirations financières.

Nous parlerons ici des éleveurs d’animaux domestiques (chiens, chats, lapins de race, oiseaux…).

La plupart sont sérieux, respectent

  • leurs animaux
  • la limite du nombre de portées par femelle
  • le suivi médical
  • les critères nécessaires lié à la profession
  • la législation

Leurs animaux vivent généralement dans un cadre familiale et/ou ils sont habitués à être manipulés. Ils sont élevés par leur mère qui les éduquent et ils ne sont vendus qu’après l’âge normal du sevrage (pour les espèces concernées)

Mais d’autres sont des arnaqueurs, voire des trafiquants.

Ils vendent des animaux volés ou issus de parents maltraités, parfois en provenance illégale de l’étranger. Élevés dans des conditions incompatibles à leurs besoins, mal sevrés, pas éduqués, non sociabilisés, souvent malades, parasités…

Les tarifs sont moindres pour attirer les clients. Aucune règle n’est respectée.

Avantages

  • races spécifiques

Pour ceux qui respectent les règles

  • critères de sérieux
  • animaux sains, sociabilisés

Inconvénients

  • maladies spécifiques à certaines races fréquentes
  • coût élevé
  • participation à l’image de l’animal-objet commercial
  • risques de gros problèmes légaux et/ou avec l’animal si éleveur non sérieux/trafic…
  • arnaques possibles

Les particuliers

Certains particuliers mettent des annonces sur internet et/ou en local pour placer ou vendre des animaux.
Nous pouvons trouver toutes sortes d’espèces, même parfois des espèces qu’il n’est pas autorisé de posséder, des animaux provenant de vol, de trafic, de reproduction incontrôlée et irresponsable, de personnes s’improvisant éleveurs amateurs, voire d’animaux adoptés en association qu’il est interdit de replacer.

La législation ayant changée récemment, la vente de chiens et de chats par des particuliers est désormais soumise à différentes obligations. Cependant, peu les respecte en mettant des annonces sous forme de don et au final demandant « une participation » aux frais d’identification, ce qui est totalement illégal. Cette dernière devant être à la charge du cédant.

Quand aux autres espèces, aucune réglementation empêche un particulier de les vendre à la condition que ce soit une espèce domestique, légalement autorisé en France.

D’autres utilisent ce moyen pour placer un animal qu’ils ne peuvent ou ne veulent pas garder, parfois issu d’une portée non désirée.

Tout comme pour l’éleveur il convient de bien faire attention à la situation, à la provenance de l’animal, à son âge (sevrage), à ses conditions de vie et à la législation, sous peine de se retrouver arnaqué (ayant payé et sans l’animal), avec un animal malade, volé, traumatisé… voire complice d’un délit avec tous les risques judiciaires associés.

Dans tous les cas, passer par des sites d’annonces peut être une opportunité, comme une source de problèmes, malgré toutes les précautions prises.

Une autre possibilité est de passer directement par connaissance. Mais, même dans ce contexte, il est important de respecter la législation en fonction de l’espèce, comme les besoins de l’animal. En particulier l’âge de la séparation avec sa mère (sevrage, éducation) sous peine d’avoir un animal stressé, malade et/ou n’ayant pas acquis les codes de son espèce.

Avantages

  • disponibilité immédiate
  • facilité d’accès

Inconvénients

  • gros risques d’arnaque, d’animal malade, traumatisé, souffrant de syndrome de privation sensoriel…
  • peut alimenter les trafics

Les refuges ou les associations

Un refuge ou une association d’accueil propose des animaux à l’adoption, provenant

  • de placement ou d’abandon
  • de saisie judiciaire
  • de la rue

Ces animaux, de tous âges, de différentes espèces, ont tous des particularités, des besoins, un vécu, un caractère, un comportement qui leur sont propres et qu’il convient de prendre en compte et de respecter.

L’abandon est déjà un traumatisme qu’ils ont plus ou moins de difficultés à surmonter, mais en plus, certains ont été maltraités et/ou on vécut un certain temps livrés à eux-mêmes.

L’association les prend en charge, pour (en fonction de la situation et de ses besoins)

  • les soigner
  • les mettre en règle, pour les races nécessitant une identification,
  • les stériliser,
  • les vacciner, les déparasiter
  • les éduquer
  • les sociabiliser

Elle en assure tous les frais, ainsi que ceux liés à l’alimentation et aux soins courants.

Avantages

  • animal en règle
  • connaissances de ses particularités physiques, psychologiques, médicales (en général)
  • connaissance de son caractère* et de la plupart des ententes (avec d’autres animaux, des enfants…)
  • accompagnement des adoptants par des bénévoles dans le choix le plus adapté de l’animal
  • accompagnement en cas de problèmes ultérieurs

Inconvénients

  • conditions de candidature, de vie, de suivi, demandées parfois contraignantes et inadaptées à l’adoptant
  • en fonction des associations + ou – d’info
  • animaux pouvant être réactifs, peureux, stressés une fois chez les adoptants, nécessitant beaucoup d’investissement pour l’accompagner au quotidien

*attention le caractère et le comportement d’un animal dépend de nombreux facteurs, dont son environnement et les interactions avec les humains. Il peut donc, ne pas se comporter de la même façon qu’au refuge ou à l’association une fois chez ses adoptants.

Il faut savoir qu’il existe différents types d’association,

  • avec des fonctionnements, des modes d’accueil, des critères de sélection des adoptants parfois différents, voire totalement opposés
  • des animaux de provenances particulières (DOM-TOM, étranger) et ayant un vécu peut-être plus compliqué
  • certaines associations accueillent plusieurs espèces, d’autre une seule, voire une seule race, en particulier pour les chiens (molosses, chihuahuas…)
  • d’autres accueillent les animaux âgés et/ou ayant des maladies chroniques et/ou un handicap
  • • …

Afin de s’adresser à l’association proposant l’animal le plus adapté à sa recherche, il est important de connaître ces différences et leurs particularités.
Ce n’est pas forcément l’association la plus proche de chez soi, qui sera le choix le plus judicieux.


Les sauvetages

Il peut être tentant de garder un animal domestique, errant, trouvé ou de récupérer un animal maltraité, cependant il est indispensable de connaître la loi, les règles afin de les respecter.

De plus, pour la santé, la sécurité voire la survie de l’animal, certaines interventions sont à proscrire.
Par exemple, prendre un chaton non sevré dans la rue sans se préoccuper de savoir si sa mère est à proximité. Cela met la mère, comme le chaton en danger.

Se sujet sera développé dès que possible.
Si vous souhaitez participer à ce thème, n’hésitez pas à nous contacter.


Voir aussi

Soyons responsables. Ne prenons pas…

Ne prenons pas…

  • pas un herbivore, si on est allergique au foin (lapin, cochon d’inde)
  • pas un hamster syrien, très fragile et nocturne, pour un jeune enfant
  • pas un chien actif, quand on est sédentaire, ni un chien qui ne pourra pas suivre dans de longues randonnées
  • pas de chien du tout, quand on est absent de longues heures tous les jours
  • pas de chiot ou de chaton, pour une personne âgée et/ou malade sans solution pour après
  • pas de gros chien, si on a une toute petite voiture et que l’on ne compte pas en changer
  • pas de rat, si on n’a pas beaucoup de temps à lui consacrer
  • pas de chat au 10ème étage, si on ne veut ou ne peut pas sécuriser les fenêtres
  • pas de chinchilla, si on ne supporte pas qu’il crotte en sortie et qu’il grimpe partout et qu’en plus on se couche tôt
  • pas de chien avec des problèmes de mobilité, si on a des escaliers
  • pas d’oiseau, en particulier les perruches si on ne supporte pas le bruit
  • pas de reptile, si on veut des marques d’affection et/ou qu’on ne supporte pas son alimentation
  • pas de lapin, si on n’a pas l’intention de lui fournir un espace suffisamment grand, avec sorties et jeux
  • pas d’animal, en cage ou en vivarium si on n’a pas la place d’en avoir une/un assez grand(e) pour son bien-être
  • pas de chien, si on n’a pas le courage de le sortir quand il pleut, qu’il fait nuit ou froid
  • pas de chat, si on ne supporte pas qu’il monte partout, qu’il vous réveille et perde ses poils
  • pas de poussin, si on habite en appartement (si, si, ça s’est déjà vu…)
  • pas de couple, si on ne veux pas les faire stériliser
  • pas d’animal du tout,
    • si on est toujours en déplacement, qu’on ne peut pas l’emmener et que personne ne peut s’en occuper
    • si on compte partir vivre à l’étranger (ou on vérifie les conditions du pays pour l’emmener)
    • si on ne supporte pas la moindre salissure dans notre intérieur
    • si on a des projets incompatibles (voyage, étude…)
    • si on considère qu’on ne pourra plus s’en occuper à l’arrivée d’un enfant
    • si on considère que ce n’est qu’un animal et qu’on peut le jeter quand il dérange
    • si en cas de séparation avec le conjoint, on ne compte pas le garder

Voir aussi

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